AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Je serai là (Loweto)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Newbie ★ Welcome to Burlington
avatar


› age : 30 ans
› côté coeur : fidèle à une ombre, son petit-ami est décédé à la guerre.
› orientation sexuelle : Letosexuelle
› métier : propriétaire d'une boutique d'objets paranormaux "the wicked witch"

› posts : 26
› pseudo : Padawan
› inscrit le : 06/08/2017
› age : 27
› avatar : Holland Roden
© : paper.moon (avatar)


MessageSujet: Je serai là (Loweto)    Lun 7 Aoû - 1:21



featuring Leto
« Je serai pres de toi
Je vaincrai la mort »

Comme tous les matins, je roule dans le lit et j’atterris par terre. Réveil efficace et quelque peu brutal. Mais il me fallait bien ça pour me sortir du lit. Cheveux emmêlés comme une sorcière, je me dirige les yeux encore collés vers la cuisine. Comme d’hab, Balt m’attend allongé sur le plan de travail pour réclamer les croquettes. Une caresse, un bol de croquettes plus tard, je mets ma cafetière en route. J’entends d’ici Nanny me dire que je n’en ai pas besoin. Depuis que… bref depuis quelques semaines, je fais de l’hypertension et donc, je n’ai aucunement besoin de caféine et pourtant, je continue. J’ouvre la porte sur mes deux molosses. Enfin l’un. Son chien. Aladar me saute dessus et dans un hurlement, j’atterris à terre. Une silhouette se dessine au-dessus de moi tandis que le chien me lève le visage. « Séance de bave quotidienne. » Je saisis la main calleuse de Nanny pour me remettre debout et faire craquer mes vertèbres. Je la regarde poser les gamelles à terre pour que Perséphone et le berger belge se jette dessus. Puis, je pars dans ma chambre m’habiller. Depuis quelques temps, ma garde de robe avait changé. Moi qui ne jurait que par les couleurs vives, me voilà noir. J’enfile une petite robe pour me regarder dans le miroir. Puis dans une demi-queue, j’attache mes cheveux ondulés avant d’appliquer une couche de rouge à lèvres. Me voilà désormais comme le reste de ma famille : en noir. La malédiction des Lowe. Je fouille dans ma boite à bijoux pour en sortir le collier que mon père avait offert à ma mère. Je ne le portail jamais avant. On ne vit pas avec les morts, disais-je mais c’était avant qu’on m’ampute d’un membre. Leto n’étant plus, je me sentais désormais vide mais je ne le montrai à personne. Assise devant ma coiffeuse, je les sens de nouveau venir, monter en moi. Les larmes. Je n’ai pas beaucoup pleuré de chagrin dans ma vie mais là, c’était beaucoup plus. Je décidai de prendre cinq minutes pour m’abandonner. Des bras m’entourent vite tandis que ma grand-mère me berce doucement. Quand est-ce que tout ceci allait passer ? Je n’en avais aucune idée.

On arrive à la boutique vers neuf heures. Routine. Les deux chiens filent dans leurs paniers respectifs et je vais ouvrir. Puis, j’allume la musique pour commencer à sortir les nouveaux objets qu’on a reçus. Toujours en chantonnant. Ayant un peu de temps devant moi, je constate que j’ai un nouveau jeu de tarots, offert par ma mère. Elle savait à quel point j’adorai tirer les cartes. Je me pose donc, mains à plat sur le comptoir pour regarder le paquet de cartes. Je ne savais pas si je devais tirer ou pas. Je me mâchouille la lèvre inférieure. Je n’ai pas le temps d’y penser que la porte s’ouvre et qu’Aladar fonce sur la vieille dame. Elle venait tous les jours pour voir ma grand-mère. Je me lève donc pour prendre le chien de berger entre mes jambes et indiquer à la vieille dame –elle doit avoir un prénom mais je l’appelais toujours comme ça- où était Nanny. Elle me sourit et file dans la remise, non sans me donner le sac d’affaires quotidien qu’elle apportait pour chez nous. On en jetait la moitié mais c’était déjà ça. Je fouille à l’intérieur tandis que le chien continue de s’agiter. Je tire un sac du chapeau, je le mets sur ma tête. J’ai l’air de Merlin L’Enchanteur. Je me mets alors debout sur le comptoir, Perséphone relève la tête. Les deux chiens me fixent l’air de dire « mais qu’est-ce qu’elle fout ? » Je ris doucement. « Higitus, figitus, je vous demande toute votre attention… » Une nouvelle fois, quelqu’un entre dans le magasin. Quel succès. Je me tourne avant de voir qui c’est. Et de tomber par terre, à plat. Sur le dos. « C’est très douloureux, dis-je comme pour moi-même. » Puis, redressant mon chapeau de sorcier digne d’aller à Poudlard, je me mets debout. J’ai mal à des muscles dont je ne soupçonnai pas l’existence. Je pivote vers le nouveau et mes yeux s’écarquillent d’horreur. « Un fantôme, un fantôme. » Je saute derrière le comptoir pour attraper un grimoire et chercher un truc d’exorcisme. « Que vois-je, que vois-je, un fantôme dans l’air, chantonnai-je sur l’air de L’Etrange Noël de M. Jack. » Je tourne les pages avec frénésie avant de me retourner et de jeter le grimoire à l’aveugle. « Dégage va hanter quelqu’un d’autre, hurlai-je. » Cruauté quand tu nous tiens. Je redresse mes genoux, morte de peur et soudainement prise de sanglots.

(c) chaotic evil

_________________
tears to shed
If I touch a burning candle I can feel no pain. If you cut me with a knife it's still the same. And I know her heart is beating. And I know that I am dead. Yet the pain here that I feel. Try and tell me it's not real ▬ For it seems that I still have a tear to shed
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Newbie ★ Welcome to Burlington
avatar


› age : trente-deux.
› côté coeur : en couple, bien qu'une absence prolongée ait peut-être détruit sa relation.
› orientation sexuelle : hétérosexuel.
› métier : capitaine dans l'U.S. Army.

› posts : 33
› pseudo : vespertine
› inscrit le : 06/08/2017
› age : 17
› avatar : françois arnaud
© : SWAN.


MessageSujet: Re: Je serai là (Loweto)    Mar 8 Aoû - 19:29



featuring Lowe
« I will come back to life,
but only for you. »

Le retour t'effraie. Tu n'es plus exactement la même personne, et tu crains que cela se remarque. C'est normal, qu'on t'a assuré, mais tu aimerais être le même homme qui a quitté Burlington il y a presque quatre mois. Tu as ces nouvelles blessures, physiques comme mentales, visibles ou non. Toi, tu les sens toutes, tu les vois toutes. Tu as ces psychoses, les cauchemars, les flash-backs, les insomnies. Les médicaments qui t'assomment, la douleur qui ne te quitte jamais. Tu ne ressembles même plus à l'ancien Leto, amaigri et amoindri. Tu as longtemps hésité sur la marche à suivre, alors tu as appelé ta soeur depuis l'avion qui te rapatriait, aujourd'hui même. Elle a pleuré, toi aussi. Elle s'est occupée de prévenir le reste de ta famille, et vous avez décidé de vous retrouver à la boutique de Monica. Tu la verras en premier, et puis les cinq Steenkamp débarqueront et tu peux être certain que larmes et reproches couleront à flot. Tu ne te sens pas prêt à affronter tes proches, mais vous avez tous suffisamment attendu. Si tu as fini par perdre la notion du temps, tu sais que ta famille et ta vie ont trop longtemps été laissées de côté. Tu n'imagines pas le ressenti de ceux que tu aimes, mais tu n'as jamais cessé de penser à eux. Monica, Lowe, elle était partout. Tu l'as même vue, une ou deux fois, un mirage, une hallucination. Tu perdais complètement les pédales, mais tu t'accrochais à son souvenir. Dans tes rares rêves, dans chacune de tes pensées, il n'y avait que ton amour pour elle. C'est pour cela que tu dois la revoir au plus vite. Tu ne supporterais pas de la perdre, tu ne peux que deviner l'étendue de sa douleur. Vous vous aimez sans doute un peu trop pour votre propre bien, tu serais anéanti si tu venais à la perdre, vide et sans plus aucun but. Et elle, elle t'a enterré. Tu n'as donc pas osé demander à ta soeur comment se portait Monica, appréhendant bien trop la réponse.

Une voiture t'attend sur le tarmac du Burlington International Airport, et tu t'y installes sans un autre mot que l'adresse à laquelle tu souhaites te rendre. La route est rapide, et toi qui cherchais le moyen de rendre ton arrivée plus douce et la nouvelle moins brutale, tu n'as rien trouvé. Rien d'intelligent à dire, rien qui puisse simplifier les choses. Il n'y aura que toi et ta dégaine boitillante. Toi et ton corps maigre, faible. Un homme t'aide à t'extirper de la banquette arrière, te tendant une béquille, et t'interroge sur l'état des récents points de suture cachés sous ton t-shirt mais tu assures que tu te sens bien. Rien de plus que des crampes au ventre. C'est un semi mensonge, car si tes blessures te font toujours souffrir, ton esprit se trouve présentement bien trop loin de ce genre de soucis. Tu approches de la vitrine, aperçois vaguement Monica près du comptoir, et ne sais comment tes jambes soutiennent encore ton poids tant elles te semblent cotonneuses. Tu frôles probablement l'arrêt cardiaque. Sans plus d'hésitation, tu t'approches de la porte et la franchis, un peu bruyamment étant donné ta condition, mais tu n'as pas voulu qu'on t'aide. Coiffée d'un chapeau de sorcière, elle t'arrache un sourire malgré les circonstances. Puis, son attention se porte sur toi et son expression change du tout au tout. Bien sûr, elle te prend pour un fantôme, autrement ce ne serait pas la Lowe que tu connais. C'est à la fois adorable et douloureux. Elle te lance un grimoire au visage et tu manques de te le prendre, n'ayant plus les mêmes réflexes, ni la même force. « Chérie, c'est moi. C'est moi », répètes-tu plus doucement, ta voix trahissant l'émotion. Tu la rejoins lentement, t'appuyant sur ta béquille bien plus que tu ne le voudrais. « Je sais ce qu'ils t'ont dit. Je t'expliquerais tout. Mais c'est bien moi. Je n'ai pensé qu'à toi pendant tout ce temps, et je peux enfin te revenir... » Une larme solitaire roule sur ta joue tandis que tu tends la main vers elle comme pour lui permettre de vérifier que tu es bien fait de chair. Ta seule envie est de la prendre dans tes bras, mais tu ne veux pas la brusquer. Tu es mort. C'est l'instant que choisi ton chien pour débouler de l'arrière boutique en entendant ta voix, te sautant dessus et te léchant le visage une fois que tu as basculé en arrière, plaqué au sol par l'imposant animal.
(c) chaotic evil

_________________

this is my heart, dive deep

felt wrong without you dear, my future's in your laugh, your colors in my photograph. ©️ signature by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Newbie ★ Welcome to Burlington
avatar


› age : 30 ans
› côté coeur : fidèle à une ombre, son petit-ami est décédé à la guerre.
› orientation sexuelle : Letosexuelle
› métier : propriétaire d'une boutique d'objets paranormaux "the wicked witch"

› posts : 26
› pseudo : Padawan
› inscrit le : 06/08/2017
› age : 27
› avatar : Holland Roden
© : paper.moon (avatar)


MessageSujet: Re: Je serai là (Loweto)    Mar 15 Aoû - 16:45



featuring Leto
« Je serai pres de toi
Je vaincrai la mort »

C’est étrange l’amour quand on y pense. Si le prof n’avait pas foutu le feu à la salle de chimie, je n’aurai sans doute jamais mon regard sur les jumeaux. Et sur Leto en particulier. J’adorai Anselm et je pense qu’avec moi, il était celui qui souffrait le plus. Il faut dire qu’une moitié de Leto nous appartenait à chacun. On se voyait de temps en temps depuis l’enterrement, surtout sur la tombe de mon amour trop vite disparu. Je ne parlais quasiment jamais, me contentant de déposer des fleurs. Je ne voulais pas froisser mon ancienne belle-famille en pleurant toutes les larmes de mon corps. Leur chagrin était sans aucun doute plus légitime que le mien. Je mentirai si je disais que je n’ai jamais tenté de prendre contact avec Leto par la voie du spiritisme mais mes appels sont sans cesse restés sans réponses. A croire qu’il ne voulait plus me parler. J’aime Leto, depuis que mon regard s’est posé sur lui. Je ne suis pas le genre de femmes qui cherche à faire des rencontres, à aller vers plusieurs gars. J’étais certaine d’avoir trouvé le bon avec lui. Je l’avais laissé partir, certaine qu’il me reviendrait un jour. Mais j’avais eu tort là-dessus.

Dans ma boutique aux couleurs lugubres, je ne détonai pas avec le paysage pour une fois. Celle qu’on qualifiait de coloré lorsque j’étais au lycée était vêtu de noir. Ou de blanc. Car la couleur du deuil n’est pas le noir mais bel et bien le blanc. J’ai donc mis une robe qui mêlait les deux tonalités pour relever mes cheveux pour une fois. Devant la boite de tarot, je fixai le jeu sans trop savoir quoi faire. Passé présent et futur. Je tirai donc une carte. L’impératrice. Forcément. Communiquer avec facilité avec l’être aimé. Certes, nous avions des disputes avec Leto comme tous les couples mais nous ne restions pas fâchés bien longtemps. La plus grosse ayant sans doute eu lieu au lycée alors qu’un mec me tournait autour. Mais, j’ai appris bien des années plus tard que ce mec était gay. Donc aucun risque. L’étoile pour le présent. Sentiment de sincérité. Forcément. Et que me réservait mon futur ? La force ? Mais pourquoi la force ? ça signifiait que mes sentiments allaient être renforcés. « Mais il est mort, dis-je en tapant du poing sur la table. »

Quelques minutes plus tard et me voilà debout sur le comptoir essayant de capter l’attention des chiens. Puis le carillon de la porte d’entrée retentit. Je me retourne mais je n’ai pas le temps de voir de qui il s’agit puisque je me retrouve au sol, étalée de tout mon long sur le dos. Aie, aie aie. Je me redresse en faisant craquer ma nuque avant de regarder autour de moi. Leto. Ou plutôt le fantôme de Leto. Je hurle avant d’aller derrière le comptoir, en prenant un grimoire pour chercher une formule d’exorcisme. Ce fameux grimoire que je trimballais partout depuis la fin de mes études. Il n’y en a pas. Le spectre me suit et essaie de communiquer mais dans un accès de rage, je lui lance au visage. Je pousse un hurlement avant de me recroqueviller sur moi-même. Il tend la main vers moi et je lève un œil, apeurée par la situation. Tremblante, j’effleure ses doigts pour ressentir cette décharge que j’avais à chaque fois que nos peaux se frôlaient. « Mais c’est… c’est impossible. » J’ai comme un éclat de rire tandis qu’Aladar démonte ma théorie du fantôme lorsqu’il se jette sur son maitre. Ma respiration se fait plus sourde tandis que toutes les larmes que j’ai gardées pour moi sortent d’un coup. Une fois que le chien s’est reculé, c’est à mon tour de foncer dans ses bras. Je prends son visage à deux mains avant de sourire. Il était revenu. Alors, j’écrase mes lèvres sur les siennes. « Tu m’es revenu, dis-je au bord des larmes. Mon dieu si tu savais comme tu m’as manquée. » J’enfouie mon visage dans son cou sans pouvoir bouger, ni sans cesser de pleurer. Me demandant si finalement, j’étais bien éveillée et non dans un de mes rêves qui me ramenait à la réalité.


(c) chaotic evil

_________________
tears to shed
If I touch a burning candle I can feel no pain. If you cut me with a knife it's still the same. And I know her heart is beating. And I know that I am dead. Yet the pain here that I feel. Try and tell me it's not real ▬ For it seems that I still have a tear to shed
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Je serai là (Loweto)    

Revenir en haut Aller en bas
 
Je serai là (Loweto)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Je serai retenu contre mon gré durant toute la semaine
» Un jour je serai fort [Takeji-sensei]
» Ce que j'étais hier, je le serai demain. 05/10 - 9h17
» Detroit: Je serai absent due mardi 25 octobre aux jeudi le 27 octobre
» Un jour je serai graphiste (ou pas).

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Family comes first :: Burlington, Vermont :: Old North End-
Sauter vers: